Le Sycomore 14.2

Le numéro 14.2 du Sycomore est disponible pour le téléchargement gratuit sur https://translation.bible/publications/le-sycomore/.

TABLE DES MATIÈRES

Le mot de la rédaction

Le travail de développement linguistique de SIL et Wycliffe : recherche du fondement théologique de la sauvegarde des langues  
Pontien Ndagijimana BATIBUKA 

La traduction de כהן kôhén, « sacrificateur », en la langue matal 
Luc HAMAN

Traduire le concept de réconciliation en toussian : la traduction comme inculturation 
Wilson Toua OUATTARA 

Compte rendu : l’étude d’un Psaume par une approche participative 
Catherine CRAWFORD 

LE MOT DE LA RÉDACTION

L’« année de COVID » 2020 a profondément interrompu notre travail, ce qui nous a fait nous poser de grandes questions sur l’utilité de ce que nous faisons : 

  • « Pourquoi travailler sur le développement d’une langue qui est en train de mourir ? »,
  • « Pourquoi investir tant d’efforts dans la traduction de ce livre, la Bible ? »,
  • « Vaut-il vraiment la peine de passer même des journées entières sur la compréhension et la traduction d’un seul terme ? », 
  • « Comment améliorer nos méthodes de formation des traducteurs ? ». 

De différentes manières, les contributions de ce numéro du Sycomore répondent à ces questions. 

BATIBUKA nous pose la question à plusieurs reprises, « Y a-t-il un fondement théologique pour le travail de sauvegarde des langues ? ». Question légitime, bien sûr, surtout par rapport au grand investissement financier et en ressources humaines ! Plusieurs collègues ont déjà écrit sur les implications de Babel et de la Pentecôte (récemment aussi à la conférence « God and Language Forum » de SIL), mais BATIBUKA nous présente sa propre perspective basée sur la communication divine et le potentiel unique de chaque langue pour exprimer des vérités sur Dieu. 

HAMAN et OUATTARA se vouent respectivement à un terme (« sacrificateur ») et à un concept (la « réconciliation »), faisant ressortir les points communs et les divergences entre les termes et concepts bibliques et les termes et concepts locaux. Ce qui en ressort, c’est qu’un sacrificateur n’est pas forcément un égorgeur, et que la réconciliation ne s’effectue qu’avec une bonne compréhension de ce qui constituait l’inimitié entre les partis. 

Des conseils sur la formation nous sont présentés par CRAWFORD. Elle nous propose une approche participative, qui facilite un plus haut niveau d’interaction par tous les participants, tout en visant un haut niveau d’analyse scientifique. Nous espérons que les formateurs parmi nous trouveront des moyens de mettre ces leçons en pratique même par téléconférence dans cette période de COVID ! 

Nous souhaitons à tous nos lecteurs dans ce temps de frustration et même de débilitation, des réflexions très constructives sur les questions du jour, et une profonde expérience de l’espérance qui nous vient de Celui que nous servons.  

Andy WARREN-ROTHLIN

à Hallau, Suisse, décembre 2020

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