
Chers collègues
Le numéro 12.2 du Sycomore vient de paraître. Il est disponible pour le téléchargement gratuit sur http://www.ubs-translations.org/sycomore/numero_actuel/ .
TABLE DES MATIÈRES
Le mot de la rédaction
Différences entre versions littérales et dynamiques : vers une approche chiffrée et statistique
Ervais FOTSO NOUMSI
זקן zâqén, « vieux, ancien », et la sémantique des langues bibliques
Anne GARBER KOMPAORÉ
La traduction de קדושׁ qâdôš, « saint », et de טהור ṭâhôr, « pur », dans le Lévitique en contexte islamique
Peter DE NIET
La traduction de ὄφις ophis, « serpent », (Matt 7.10) en langue basaa
D. Rita FOTSO
Compte-rendu de conférence
LE MOT DE LA RÉDACTION
Ce numéro du Sycomore comprend quatre exposés présentés à la Conférence sur la traduction de la Bible tenue à Ouagadougou en août 2018 (voir le Compte-rendu à la fin de ce numéro), dont, pour la première fois, deux partenaires de mariage !
Ervais FOTSO nous présente un système novateur d’analyse de littéralisme et de dynamicité dans la traduction, qui nous permet de classer de nouvelles traductions comme les nôtres parmi les versions françaises et anglaises déjà bien connues. Il nous propose l’application de sa méthode à d’autres domaines de la traduction ; la rédaction du Sycomore, elle aussi, s’intéresse à voir ce qui peut en ressortir.
Les trois autres auteurs se consacrent à la sémantique lexicale, à savoir les termes « ancien », « saint » et « serpent ». Anne GARBER KOMPAORÉ nous avertit des dangers de l’influence d’un texte intermédiaire en français dans un domaine où la culture et la structuration sémantique du texte source sont en effet assez semblables à celles de la langue réceptrice. Par contre, Peter DE NIET nous signale les grandes différences entre la vue religieuse du monde dans le livre du Lévitique et celle des musulmans africains de nos jours ; même des lexèmes communs comme ceux de « saint » et « pur » peuvent porter un sens tout à fait différent d’un milieu à l’autre. Rita FOTSO, elle aussi, nous montre des différences – entre les concepts de serpent dans les écrits bibliques (dont des influences de la pensée rituelle du Lévitique !) et ceux d’une culture africaine aujourd’hui. Ces trois auteurs nous exposent chacun les défis, mais nous proposent aussi des solutions, basées sur des recherches et également sur des expériences faites dans la pratique de la traduction.
D’autres exposés de la Conférence paraîtront sous forme révisée dans un numéro ultérieur du Sycomore. D’autres encore seront à trouver sous leur forme d’origine (par ex. les fichiers PowerPoint employés à Ouagadougou) sur le nouveau site web, lecoindutraducteur.fr. Nous conseillons à tout lecteur du Sycomore de s’inscrire sur ce site-là, qui servira de portail d’informations et d’inscription pour la prochaine Conférence sur la traduction de la Bible en juillet 2020.
Andy WARREN-ROTHLIN
à Hallau, Suisse, avril 2019
