L’article « La participation de la communauté à l’évaluation de la qualité de l’OBT » par Bayamy Tchande Awakde (conseiller en traduction chez l’Alliance Biblique du Tchad) explore l’importance de la participation communautaire dans l’évaluation de la qualité de la traduction orale de la Bible (OBT), particulièrement auprès des peuples de culture orale. L’auteur souligne que la traduction orale, bien adaptée aux contextes non alphabétisés, doit être exacte, claire, naturelle et culturellement pertinente. Il décrit les exigences spécifiques de l’oralité, telles que la performance, la mémorisation, l’esthétique du discours, l’interaction avec l’auditoire et l’improvisation. Le rôle de la communauté est central pour tester et affiner la traduction, en tenant compte de la culture locale dans la composition des groupes de vérification. L’article propose également un exemple pratique et des orientations méthodologiques pour améliorer l’efficacité de ce processus. C’est article a été publié en anglais dans The Bible Translator.
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Questions à discuter
- Pourquoi la traduction orale de la Bible est-elle particulièrement importante pour les communautés de culture orale, et en quoi diffère-t-elle fondamentalement de la traduction écrite ?
- Quels éléments spécifiques rendent une traduction orale naturelle, claire et acceptable dans une langue cible ? Donnez des exemples tirés de vos propres expériences.
- Quel est le rôle unique que joue la communauté locale dans le processus de vérification d’une traduction orale ? Pourquoi est-il important que le testeur ne soit pas l’un des traducteurs ?
- Comment le contexte culturel influence-t-il la composition des groupes pour la vérification communautaire ? Pourquoi est-il important de tenir compte du genre et de l’âge des participants ?
- Quelles compétences ou qualités un traducteur oral devrait-il avoir pour produire une traduction efficace et engageante ? Le talent de conteur est-il suffisant ou faut-il autre chose ?
Voir aussi
- Traduction orale de la Bible : Sa prise de conscience par Ervais Fotso Noumsi






L’Oralité est l’âme de la culture africaine car elle est à la base de l’éducation et de la transmission des valeurs culturelles à la génération future. Juste une appréciation.
1. L’oralité est le langage dans une communauté locale orale, et l’oralité c’est le moyen le plus approprié.
3. La communauté assure la qualité et authentifie la traduction.
5. Bon conteur, oud, mais Sussi bon communicateur avec tous les sens.Il faut qu’il connaisse aussi la Bible qu’il veut transmettre et les gens auxquels il s’adresse.
le rôle unique de la communauté est de fournir l’assurance qualité de la traduction
En petit groupe 8 on a discuté la question 3:
Le rôle de la communauté c’est de valider certains mot dans les langues cibles. On peut apporter des modifications, valider des expressions idiomatiques etc. Cela ne doit pas forcément être des croyants. Souvent il s’agit des personnes âgées, mais on doit aussi s’assurer aussi que les jeunes comprennent
Les avantages sont identiques pour des traductions à l’écrite.
Quand on fait la traduction, on est souvent lié avec le texte source, donc c’est souvent difficile de trouver une expression naturelle, même si c’est la langue des traducteurs.
Mais le rôle de la communauté est aussi limité. Si la communauté propose une expression, mais cela ne convient pas avec le sens du texte source, le conseiller peut dire que la proposition ne marchera pas.
La Bible elle-même a été transmise oralement à ses débuts, et aujourd’hui encore, elle s’adresse souvent à des communautés où l’oralité demeure la norme. Dans ce contexte, la Traduction Orale de la Bible (TOB) apparaît comme un moyen naturel et efficace de rendre le message biblique accessible. Elle n’est pas perçue comme une innovation, mais comme une manière authentique de communiquer les Écritures. Contrairement à la lecture, qui nécessite une formation préalable à l’alphabétisation, l’oralité permet à tous — personnes âgées, analphabètes, aveugles ou occupées à des travaux — d’écouter et de comprendre.
La TOB met aussi en valeur la langue dans toute sa richesse. Elle nécessite des conteurs capables de manier les genres littéraires bibliques (narratif, poétique, apocalyptique, etc.), de maîtriser les figures de style propres à la langue, l’intonation, l’articulation et le rythme naturel du discours.
L’un des critères essentiels d’évaluation dans les processus de vérification est le naturel du rendu oral. C’est cet élément que la communauté écoute et juge. Or, un traducteur qui a lui-même participé à la formulation du texte peut difficilement l’interpréter avec neutralité, car son jugement est influencé par son processus de travail. D’où l’importance de faire appel à des groupes de vérification externes, enracinés dans le contexte culturel local.
Ces groupes doivent avoir une connaissance approfondie de leur culture pour pouvoir évaluer la fidélité de la traduction aux réalités historiques, sociales et linguistiques de la communauté. Ils sont souvent constitués selon le genre littéraire du texte à vérifier. Par exemple, les jeunes ne sont pas toujours les mieux placés pour valider des proverbes ou des textes poétiques, et les femmes peuvent être moins à l’aise pour juger des livres à contenu apocalyptique.
Enfin, les vérificateurs oraux doivent être bien plus que de simples locuteurs natifs. Ce sont des artistes de la parole : conteurs, poètes, chanteurs, slameurs ou griots. Leur compétence linguistique et artistique est indispensable pour garantir que le texte biblique résonne avec naturel, beauté et fidélité dans la langue et la culture du peuple.
Mon frère tu es dans mon cœur ! C’est bien ça qui fait et fera la beauté de la traduction orale de la Bible. Merci pour votre contribution.
L’Afrique est de culture orale donc la traduction orale est importante car il y a beaucoup qui ne peuvent pas lire. Avec OBT les locuteurs n’ont pas besoin d’alphabétisation…