Traduction automatique de l’interview en anglais réalisé par SIL pour le bulletin mensuel Translation News : Feruza Krason – Eurasia (April 2024).
Comment vous êtes-vous intéressée à la traduction de la Bible ?

C’est Dieu qui m’a conduite au travail de traduction biblique. Par sa grâce, j’avais fait la connaissance d’une Américaine qui s’était engagée dans cette même tâche avant même que je ne devienne chrétienne. Peu après ma conversion en 1994, elle m’a invitée à rejoindre l’équipe de traduction de la Bible en ouzbek. Elle m’a dit avoir perçu mon potentiel lorsqu’elle a vu la rapidité avec laquelle j’apprenais l’anglais. Au début, je ne pensais pas pouvoir traduire la Bible, craignant d’en altérer le message. Mais Dieu, dans sa bonté, m’a assurée qu’il protégerait sa Parole comme il l’a fait depuis des millénaires et qu’il me donnerait la force, la sagesse et les connaissances nécessaires pour accomplir cette tâche.
Mon parcours de vingt-deux ans de traduction de la Bible dans ma langue maternelle a débuté en 1994 pour s’achever en 2016, avec la publication de la totalité des Écritures. Je suis devenue consultante en traduction en 2018 et j’accompagne aujourd’hui plusieurs équipes qui traduisent la Bible dans leurs langues respectives.
Qu’est-ce qui vous enthousiasme lorsque vous travaillez avec d’autres personnes à la traduction de la Bible ?
En travaillant aux côtés d’équipes locales, ce qui me réjouit toujours, c’est de voir comment la compréhension de l’amour de Dieu et de son caractère s’éveille chez ceux qui manipulent sa Parole. Je constate véritablement la puissance vivante et active des Écritures, plus tranchante qu’une épée à deux tranchants, pénétrant jusqu’à séparer l’âme et l’esprit, et accomplissant ce rôle. Ceux qui rencontrent les Écritures sont convaincus de leurs péchés, reconnaissent leur besoin de repentance et perçoivent que la communion avec Dieu est possible. Un traducteur issu d’une religion majoritaire m’a un jour demandé : « Comment puis-je avoir l’amour que je vois dans les yeux de mes frères et sœurs chrétiens ? » Je savais que la réponse se trouvait dans la Bible. Je lui ai expliqué que lorsqu’on aime Jésus, on apprend à aimer de manière sacrificielle et que la seule façon d’y parvenir est d’avoir été purifié par le sang de Jésus, d’être devenu une créature nouvelle en lui et par lui.
Quelle est votre philosophie du consultant ?
J’envisage mon rôle de consultante avant tout comme celui d’une représentante du Christ auprès de ceux qui ne le connaissent pas encore, et comme un exemple de disciple de Jésus pour ceux qui le suivent déjà. Certes, notre travail exige de la rigueur technique : vérifier le texte, assurer son exactitude, son naturel et son acceptabilité. Mais si nous ne mettons pas en pratique les mots que nous traduisons, rien de ce que nous disons ou faisons n’aura d’impact durable. J’aime à penser que, dans mon travail de consultante, je forme les futurs disciples de Jésus-Christ.
Quelles ressources de traduction appréciez-vous particulièrement ?
J’apprécie d’avoir accès à de nombreuses traductions grâce à des outils comme Paratext, Logos, BibleWorks, etc. Toutefois, ce que je chéris par-dessus tout, c’est la possibilité d’échanger avec mes collègues consultants, conseillers et traducteurs lors de réunions de communautés de pratique, de séminaires et d’ateliers.
Comment partagez-vous vos découvertes en traduction avec les autres ?
J’essaie de présenter mes travaux et mes réflexions lors de conférences, de séminaires et de rencontres de communautés de pratique dédiées à la traduction.
Pouvez-vous raconter une fois où vous vous êtes rendu compte que vous aviez tort et ce que vous en avez appris ?
Bien sûr, il m’arrive souvent de me tromper, et admettre mes erreurs n’est jamais facile. Je me souviens de quelques occasions où, face à une question, j’ai manqué de patience ou ai répondu de manière abrupte, donnant l’impression à mon interlocuteur qu’il était sot. Je regrette ces instants et j’en ai tiré la leçon suivante : peu importe ma fatigue ou la pression du temps, je dois toujours rester attentive et bienveillante envers ceux qui travaillent avec moi.
Quels sont vos meilleurs conseils pour quelqu’un qui débute une carrière dans la traduction biblique ?
Restez humble, quelles que soient vos capacités. Demandez de l’aide où que vous soyez et apprenez à poser des questions. Surtout, sachez que Dieu est souverain : il vous guidera et vous montrera le chemin.
Partagez quelque chose que vous avez appris d’un mentor ou d’un mentoré.
Je travaille avec des personnes vraiment très brillantes. Mon mentor m’a enseigné de nombreuses choses sur la voie de la consultance, mais deux leçons essentielles se sont imposées : l’importance de la communication et la nécessité d’adopter une attitude humble.
Quelle est, selon vous, la place de l’Église dans la traduction de la Bible ?
Le corps de Christ, c’est ce que nous formons, et la Bible dit que chacun de nous reçoit des dons du Saint-Esprit pour porter l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre. Si une partie du corps ne fait pas ce qu’elle doit, les autres ne peuvent pas fonctionner correctement. Je sais que sans la prière et le soutien financier de l’Église, mon travail ne serait pas possible. Je m’appuie quotidiennement sur les prières de mes frères et sœurs, sur le soutien de ma famille et de mes amis, et sur la mission de porter la Parole de Dieu à ceux qui ne l’ont pas encore dans leur langue maternelle.
Que diriez-vous aux jeunes traducteurs en herbe ?
N’hésitez pas à dire à Dieu ce que vous aimeriez accomplir. Osez vous montrer vulnérables : Dieu a préparé le chemin, les cœurs et les équipes avec lesquelles vous allez collaborer. Il vous prépare à faire sa volonté : faites-lui confiance et continuez d’apprendre ce dont vous avez besoin pour rejoindre l’équipe qui apportera la Parole de Dieu à ceux qui ne l’ont jamais entendue.





Après avoir pris connaissance de cet interview, j’ai pu avoir une idée sur la consultence en traduction. Cela m’amène à developper ma philosophie personnel et me donne une motivation à poursuivre ce projet.
J’apprend de ce interview qu’elle est vraiment spirituel dans toute sa demarche de travail.
1. Notez une approche ou un état d’esprit surprenant que vous avez découvert.
Ce que je note comme approche à travers ces 3 interviews est l’humilité, l’esprit d’écoute du consultant et la façon dont il aide les équipes ou les mentorés à sa supervision à progresser dans le ministère de la traduction à travers les leçons que lui-même tire d’eux.
2. Quels thèmes communs ressortent de plusieurs interviews ?
Les principaux sont : la vocation dans la carrière de la traduction, la philosophie du consultant, la relation entre le consultant, et les équipes ou mentorés, enfin, le rôle ou place de l’Eglise dans le processus de la traduction de la Bible et l’auto-évaluation du consultant.
3. Quel aspect de votre méthode de consultance est remis en question par ces interviews ?
Etant membre du corps du Christ, qui donne diversités de dons, accepter de tirer des leçons à travers des expériences positives ou nous-mêmes et des autres
4. Quel changement immédiat envisagez-vous pour enrichir votre posture de consultant ?
Ma prière pour le Seigneur est qu’il m’aide à progresser dans l’esprit d’humilité et d’écoute des autres.
L’erreur étant humaine, le consultant n’est pas donc épargné. Un consultant peut bien se tromper dans l’exercice de son travail. Si cela arrive, nous devons avoir l’humilité et la sagesse de le reconnaitre et l’avouer à l’équipe.
1. J’ai été marqué par le fais que le Consulté doit savoir admettre qu’il ou elle s’est trompé, demandé pardon et corriger si possible son erreur c’est une marque d’humilité mais surtout d’identification à Christ.
2. j’ai aimé de lire les interview avec des consultant chevronnés. je note que le point commun est l’appel du Seigneur de le servir dans la traduction biblique et la persévérance.
3. l’appel, la persévérance, la résilience.
4 Que le Seigneur m’aide dans l’écoute active des autres.